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L'alphabet arménien dans l'histoire et dans la mémoire : 'Vie de Machtots' par Korioun, 'Panégyrique des saints traducteurs' par Vardan Areveltsi / textes traduits et annotés par Jean-Pierre Mahé [texte imprimé]

Niveau de dépouillement: Vie de Machtots / Korioun • Panégyrique des saints traducteurs / Vardan AreveltsiAuteur principal: Mahé, Jean-Pierre, 1944-...., AuteurCo-auteur: Koriwn, 03..?-04.., Vardapet, Auteur;Vardan Arevelc’i, Auteur;Mahé, Jean-Pierre, 1944-...., Traducteur, Editeur scientifiqueLangue: français ; de l'oeuvre originale, arménien.Pays: France.Publication:Paris : Les Belles Lettres, 2018, 01960-Péronas : SEPEC impr.Description : 1 vol. (401 p.) : ill., carte, fac-sim. ; 20 cmISBN: 9782251448237.Collection: Bibliothèque de l'Orient chrétien, 5Résumé: Par quelle anomalie, les Arméniens, qui sont si proches du berceau mésopotamien de l’écriture, ont-ils attendu des millénaires avant de se doter de leur propre alphabet ? Méprisant une invention qui ne servait à leurs yeux qu’à comptabiliser les impôts des rois et les péchés des hommes, ils jugeaient que l’essentiel doit rester gravé dans le cœur et dans la mémoire. Avec l’avènement du christianisme, la perspective s’inverse. Pour le pieux religieux Mesrop Machtots, l’oralité est la meilleure alliée du paganisme. Il faut de toute urgence traduire la Bible par écrit. Ainsi les Arméniens deviendront un vrai peuple du Livre, aussi sûr des promesses de Dieu que l’ancien Israël. Simple parler local, l’arménien se haussera d’un coup au niveau des plus grandes langues de culture et l’Arménie recouvrera son unité spirituelle. Selon Korioun, disciple de la première heure, le nouvel alphabet, créé en 405, est le fruit d’une théophanie, comparable au don de la Loi sur le Sinaï. Huit siècles plus tard, quand Vardan compose son Panégyrique, Machtots, son protecteur le patriarche Sahak et leurs nombreux disciples sont devenus des héros de légende. On les nomme les Saints Traducteurs, que l’Église fête tous les ans. Privilège exclusif des Hébreux et des Arméniens, les lettres « données par Dieu », garantissent, contre le paganisme et les hérésies, la survie de la Vérité révélée jusqu’à la consommation des temps. Cet échange multiséculaire, entre histoire, mémoire et fins dernières, révèle les profondes racines du christianisme arménien, nourri de l’héritage patristique et judéo-hellénistique..Bibliographie: Bibliogr. p. [369]-394. Notes bibliogr. Index.Sujet - Nom commun: Alphabet arménien -- Histoire | Hagiographie -- Arménie -- Moyen âge
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Livre Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture HIS LANG MAHE ՄԱՀԷ 3.2018 Available HISLANGMAHE32018

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Bibliogr. p. [369]-394. Notes bibliogr. Index

Par quelle anomalie, les Arméniens, qui sont si proches du berceau mésopotamien de l’écriture, ont-ils attendu des millénaires avant de se doter de leur propre alphabet ?
Méprisant une invention qui ne servait à leurs yeux qu’à comptabiliser les impôts des rois et les péchés des hommes, ils jugeaient que l’essentiel doit rester gravé dans le cœur et dans la mémoire.
Avec l’avènement du christianisme, la perspective s’inverse. Pour le pieux religieux Mesrop Machtots, l’oralité est la meilleure alliée du paganisme. Il faut de toute urgence traduire la Bible par écrit. Ainsi les Arméniens deviendront un vrai peuple du Livre, aussi sûr des promesses de Dieu que l’ancien Israël. Simple parler local, l’arménien se haussera d’un coup au niveau des plus grandes langues de culture et l’Arménie recouvrera son unité spirituelle.
Selon Korioun, disciple de la première heure, le nouvel alphabet, créé en 405, est le fruit d’une théophanie, comparable au don de la Loi sur le Sinaï. Huit siècles plus tard, quand Vardan compose son Panégyrique, Machtots, son protecteur le patriarche Sahak et leurs nombreux disciples sont devenus des héros de légende. On les nomme les Saints Traducteurs, que l’Église fête tous les ans.
Privilège exclusif des Hébreux et des Arméniens, les lettres « données par Dieu », garantissent, contre le paganisme et les hérésies, la survie de la Vérité révélée jusqu’à la consommation des temps. Cet échange multiséculaire, entre histoire, mémoire et fins dernières, révèle les profondes racines du christianisme arménien, nourri de l’héritage patristique et judéo-hellénistique.

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