Le Théâtre du génocide : Shoah et génocides arménien, rwandais et bosniaque / Annick Asso ; préface de Marie-Claude Hubert
Langue: français.Pays: France.Publication:Paris : Honoré Champion, 2013Description : 1 volume (539 pages) ; 24 cmISBN: 9782745326904.Collection: Littérature de notre siècle, 1169-2952, 50Résumé: « Le Théâtre du génocide » croise l’Histoire collective et le drame individuel. Cet ouvrage rend compte de toute une orientation du théâtre depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Espace du témoignage, notamment dans les adaptations d’œuvres fondatrices de Primo Levi, Wladyslaw Szpilman ou Imre Kertész, le théâtre du génocide se situe parfois aux frontières du genre, incluant d’autres arts, notamment la musique. Eugène Ionesco a ainsi recours à l’opéra pour représenter Auschwitz. Le théâtre documentaire, de Peter Weiss à Olivier Py, dans une esthétique de la totalisation, répond à l’exigence de vérité qui sous-tend toute tentative pour révéler et interroger l’événement. Lorsqu’il s’agit de montrer l’extermination, le théâtre est parfois tenté de renoncer. Pourtant, plusieurs dispositifs jalonnent le paysage théâtral : Charlotte Delbo, Jerzy Grotowski et Jorge Semprun convoquent l’ob-scène et dressent sur scène l’espace-camp. Au-delà de cette dichotomie s’ouvre une réflexion sur un théâtre de la survivance, chez Jean-Claude Grumberg, Richard Kalinoski ou George Tabori. Le vécu s’énonce par bribes, le trauma est exhumé, l’humour déplacé. Le camp universel, ce non-lieu que constitue Tatenberg, imaginé par Armand Gatti, clôt ce parcours. Touchant à tous les tabous, le théâtre rétablit la qualification même des faits, retourne le terme de « tragédie » trop souvent appliqué à tort au génocide, proclame le verdict d’imprescriptibilité, et milite pour la reconnaissance d’un crime hors normes. Tour à tour tribune, tribunal et mémorial, il confronte victimes et bourreaux, vivants et disparus, réalisant le paradoxe de dire et de représenter l’inhumanité… pour nous rendre, peut-être, un peu plus humains..Bibliographie: Notes en bas de pages. Bibliographie p. [499]-524. Index.Note de thèse: .Sujet - Nom commun: Massacres -- Au théâtre | Génocide des Tutsi (1994) -- Au théâtre | Génocide arménien (1915-1923) -- Au théâtre | Génocide -- Bosnie-Herzégovine -- Au théâtre | Shoah -- Au théâtre | Théâtre et guerre -- 20e siècle| Cover image | Item type | Current library | Home library | Collection | Shelving location | Call number | Materials specified | Vol info | URL | Copy number | Status | Notes | Date due | Barcode | Item holds | Item hold queue priority | Course reserves | |
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Livre
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Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture | GEN ETU ASSO ԱՍՈ 3.2013 | Available | GENETUASSOԱՍՈ32013 |
Notes en bas de pages. Bibliographie p. [499]-524. Index
Texte remanié de Thèse de doctorat Arts et lettres Aix-Marseille 1 2009
« Le Théâtre du génocide » croise l’Histoire collective et le drame individuel. Cet ouvrage rend compte de toute une orientation du théâtre depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Espace du témoignage, notamment dans les adaptations d’œuvres fondatrices de Primo Levi, Wladyslaw Szpilman ou Imre Kertész, le théâtre du génocide se situe parfois aux frontières du genre, incluant d’autres arts, notamment la musique. Eugène Ionesco a ainsi recours à l’opéra pour représenter Auschwitz.
Le théâtre documentaire, de Peter Weiss à Olivier Py, dans une esthétique de la totalisation, répond à l’exigence de vérité qui sous-tend toute tentative pour révéler et interroger l’événement. Lorsqu’il s’agit de montrer l’extermination, le théâtre est parfois tenté de renoncer. Pourtant, plusieurs dispositifs jalonnent le paysage théâtral : Charlotte Delbo, Jerzy Grotowski et Jorge Semprun convoquent l’ob-scène et dressent sur scène l’espace-camp.
Au-delà de cette dichotomie s’ouvre une réflexion sur un théâtre de la survivance, chez Jean-Claude Grumberg, Richard Kalinoski ou George Tabori. Le vécu s’énonce par bribes, le trauma est exhumé, l’humour déplacé. Le camp universel, ce non-lieu que constitue Tatenberg, imaginé par Armand Gatti, clôt ce parcours.
Touchant à tous les tabous, le théâtre rétablit la qualification même des faits, retourne le terme de « tragédie » trop souvent appliqué à tort au génocide, proclame le verdict d’imprescriptibilité, et milite pour la reconnaissance d’un crime hors normes. Tour à tour tribune, tribunal et mémorial, il confronte victimes et bourreaux, vivants et disparus, réalisant le paradoxe de dire et de représenter l’inhumanité… pour nous rendre, peut-être, un peu plus humains.
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