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Les Arméniennes de l’Empire ottoman à l’école de la France (1840-1915) [Thèse] : stratégies missionnaires et mutations d’une société traditionnelle / Paulette Houboyan-Coutant

Auteur principal: Auteur, Houbouyan-Coutan, Paulette, 19..-Langue: français.Publication:Paris : EHESS, 2017Description : 1 vol. (526p.+206p.) : cartes ; 30cmRésumé: A travers l’étude de l’éducation des jeunes Arméniennes, ce travail permet d’éclairer les évolutions culturelles et sociales d’une des minorités de l’Empire ottoman, avant sa disparition lors du génocide de 1915. Au début du XIXe siècle, les missionnaires protestants américains furent les pionniers dans la formation féminine au moment où les élites arméniennes se montraient aussi soucieuses du progrès de la nation par l’instruction. Les congréganistes catholiques français présents depuis des siècles auprès des chrétiens orientaux cherchent à réagir face à cette vigoureuse concurrence. Ils font appel à des religieuses des provinces de France, capables de s'adapter à des situations précaires. Pénétrer dans les familles, former la jeune fille, future mère, c'est permettre l'enracinement d'une culture catholique de tradition française. Le cadre chronologique, allant de 1840 à 1915, englobe la période de la présence des missions féminines dont l’action a été moins étudiée que celle des ordres masculins. La recherche s'appuie sur des archives publiques (diplomatiques et nationales) et surtout religieuses des ordres concernés (Dames de Sion, Franciscaines de Lons-le-Saunier, Oblates de l’Assomption, Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, Sœurs de Saint-Joseph de Lyon, Capucins, Frères des Ecoles chrétiennes, Jésuites à Vanves et à Rome, Œuvres Pontificales missionnaires à Lyon), le plus souvent inexploitées, ainsi que sur la presse et les témoignages d’époque. Piliers des établissements catholiques français des zones rurales, en Anatolie orientale, mais aussi de ceux des grandes métropoles, de nombreuses Arméniennes acquièrent très jeunes une double culture franco-arménienne devenant ainsi des médiatrices pour la pénétration du savoir et de la culture de la France dans les établissements, et au-delà dans la société de l’Empire ottoman finissant. Des thèmes d’une portée plus générale sont abordés : les stratégies des religieux pour s’implanter et durer en terre musulmane face au frein du pouvoir ottoman et des Eglises nationales, l’évolution du statut de la femme et sa professionnalisation en Orient, l'éclosion d'élites féminines ouvertes à la modernité. En 1920, une page se tourne avec la destruction des écoles missionnaires en Anatolie, en même temps que l'extermination des chrétiens dans cet espace. .Bibliographie: Annexes à part.Note de thèse: .
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Travail Universitaire Centre National de la Mémoire Arménienne Magasin TU HIS CONT HOU ՀՈՒ 3.2017 Exclu du prêt TUHISCONTHOU32017

Annexes à part

Doctorat de l'EHESS Histoire et civilisations 16 novembre 2016 Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

A travers l’étude de l’éducation des jeunes Arméniennes, ce travail permet d’éclairer les évolutions culturelles et sociales d’une des minorités de l’Empire ottoman, avant sa disparition lors du génocide de 1915. Au début du XIXe siècle, les missionnaires protestants américains furent les pionniers dans la formation féminine au moment où les élites arméniennes se montraient aussi soucieuses du progrès de la nation par l’instruction. Les congréganistes catholiques français présents depuis des siècles auprès des chrétiens orientaux cherchent à réagir face à cette vigoureuse concurrence. Ils font appel à des religieuses des provinces de France, capables de s'adapter à des situations précaires. Pénétrer dans les familles, former la jeune fille, future mère, c'est permettre l'enracinement d'une culture catholique de tradition française.

Le cadre chronologique, allant de 1840 à 1915, englobe la période de la présence des missions féminines dont l’action a été moins étudiée que celle des ordres masculins. La recherche s'appuie sur des archives publiques (diplomatiques et nationales) et surtout religieuses des ordres concernés (Dames de Sion, Franciscaines de Lons-le-Saunier, Oblates de l’Assomption, Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, Sœurs de Saint-Joseph de Lyon, Capucins, Frères des Ecoles chrétiennes, Jésuites à Vanves et à Rome, Œuvres Pontificales missionnaires à Lyon), le plus souvent inexploitées, ainsi que sur la presse et les témoignages d’époque.

Piliers des établissements catholiques français des zones rurales, en Anatolie orientale, mais aussi de ceux des grandes métropoles, de nombreuses Arméniennes acquièrent très jeunes une double culture franco-arménienne devenant ainsi des médiatrices pour la pénétration du savoir et de la culture de la France dans les établissements, et au-delà dans la société de l’Empire ottoman finissant. Des thèmes d’une portée plus générale sont abordés : les stratégies des religieux pour s’implanter et durer en terre musulmane face au frein du pouvoir ottoman et des Eglises nationales, l’évolution du statut de la femme et sa professionnalisation en Orient, l'éclosion d'élites féminines ouvertes à la modernité. En 1920, une page se tourne avec la destruction des écoles missionnaires en Anatolie, en même temps que l'extermination des chrétiens dans cet espace.

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