Local cover image
Local cover image

Les fils du soleil [Texte imprimé] : Arméniens et Alévis du Dersim / Erwan Kerivel ; (préface de) Denis Donikian

Auteur principal: Kerivel, Erwan, 1972-...., AuteurAuteur secondaire: Donikian, Denis, 1942-...., PréfacierLangue: français.Pays: France.Publication:Alfortville : SIGEST, 2013 : Présence GraphiqueDescription : 1 vol. (189 p.) : ill., cartes, couv. ill. en coul. ; 21 cmISBN: 978-2-917329-61-0.Résumé: Pour les Arméniens, « Pays de Sem » (l’un des fils de Noé) ou « Pays de Simon » (Simon le Zélote ayant prêché l’Évangile en Perse), pour les Kurdes « Porte d’Argent », le Dersim est une région de l’Anatolie orientale entourée de mythes et de secrets. Longtemps terre d’asile pour tous les réfractaires aux pouvoirs centraux, cette contrée est connue aujourd'hui sous le nom de Tunceli en Turquie. Terre de tolérance et de diversité, on y pratiquait les langues kurde ou zaza et la langue arménienne. Eglises et monastères chrétiens y côtoyaient les lieux sacrés des Alévis, les hommes et les femmes communiaient dans le respect et l’amour des éléments naturels. L'alévisme du Dersim puise son origine dans l’espace culturel iranien, dans le mithraïsme et son avatar arménien qu'on peut nommer paganisme arménien. Est-il possible qu’une partie non négligeable des Arméniens soit restée attachée aux vieilles croyances païennes issues du zoroastrisme tout en acceptant un « vernis » chrétien ? Tout comme nous pouvons nous poser la question pour les peuples iraniens venus peupler le Dersim avec un « vernis » soufi chiite. Nous pourrions alors exposer une thèse osée qui verrait dans le Dersim, le refuge des derniers « Fils du Soleil », et dans l’alévisme du Dersim une synthèse arméno-iranienne originale. Les Alévis dersimis et les Arméniens ont en commun le destin mortel d'être tombés sous les coups de la barbarie. Un génocide et un ethnocide, à vingt ans d'intervalle environ, auront eu raison de cette diversité culturelle du Dersim qui faisait si peur aux tenants de la politique de la « race pure turque ». Arméniens et Alévis ont un intérêt commun à lutter ensemble pour la reconnaissance des crimes contre l'humanité dont ils ont été victimes. Les maillons de la chaine d’amitié furent brisés par ces évènements tragiques et les Alévis du Dersim cachèrent et intégrèrent parmi eux ceux des Arméniens qu’ils avaient pu sauver du carnage sanguinaire. C’est afin de refondre ces maillons que je me suis attelé à ce livre..Bibliographie: Bibliogr. p. 139-149. Notes bibliogr..Sujet - Nom commun: Alévis -- Turquie -- Dersim (Turquie) Histoire | Arméniens -- Turquie -- Dersim (Turquie) Histoire SUDOC:Voir la notice dans le SUDOC
Tags from this library: No tags from this library for this title. Log in to add tags.
Star ratings
    Average rating: 0.0 (0 votes)
Holdings
Cover image Item type Current library Home library Collection Shelving location Call number Materials specified Vol info URL Copy number Status Notes Date due Barcode Item holds Item hold queue priority Course reserves
Livre Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture HIS ETHNO KER ՔԵՐ 3.2013 Checked out 28/12/2021 HISETHNOKER32013

Bibliogr. p. 139-149. Notes bibliogr.

Pour les Arméniens, « Pays de Sem » (l’un des fils de Noé) ou « Pays de Simon » (Simon le Zélote ayant prêché l’Évangile en Perse), pour les Kurdes « Porte d’Argent », le Dersim est une région de l’Anatolie orientale entourée de mythes et de secrets. Longtemps terre d’asile pour tous les réfractaires aux pouvoirs centraux, cette contrée est connue aujourd'hui sous le nom de Tunceli en Turquie. Terre de tolérance et de diversité, on y pratiquait les langues kurde ou zaza et la langue arménienne. Eglises et monastères chrétiens y côtoyaient les lieux sacrés des Alévis, les hommes et les femmes communiaient dans le respect et l’amour des éléments naturels. L'alévisme du Dersim puise son origine dans l’espace culturel iranien, dans le mithraïsme et son avatar arménien qu'on peut nommer paganisme arménien.

Est-il possible qu’une partie non négligeable des Arméniens soit restée attachée aux vieilles croyances païennes issues du zoroastrisme tout en acceptant un « vernis » chrétien ? Tout comme nous pouvons nous poser la question pour les peuples iraniens venus peupler le Dersim avec un « vernis » soufi chiite.

Nous pourrions alors exposer une thèse osée qui verrait dans le Dersim, le refuge des derniers « Fils du Soleil », et dans l’alévisme du Dersim une synthèse arméno-iranienne originale.

Les Alévis dersimis et les Arméniens ont en commun le destin mortel d'être tombés sous les coups de la barbarie. Un génocide et un ethnocide, à vingt ans d'intervalle environ, auront eu raison de cette diversité culturelle du Dersim qui faisait si peur aux tenants de la politique de la « race pure turque ».

Arméniens et Alévis ont un intérêt commun à lutter ensemble pour la reconnaissance des crimes contre l'humanité dont ils ont été victimes.

Les maillons de la chaine d’amitié furent brisés par ces évènements tragiques et les Alévis du Dersim cachèrent et intégrèrent parmi eux ceux des Arméniens qu’ils avaient pu sauver du carnage sanguinaire. C’est afin de refondre ces maillons que je me suis attelé à ce livre.

There are no comments on this title.

to post a comment.

Click on an image to view it in the image viewer

Local cover image
Share